Luz Casal

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Luz Casal, deuxième égérie de Pedro Almodovar après sa mère, présente un album à deux facettes (à l'image des photos de livret, mi-Audrey Hepburn, mi-Anna Karina). On est ainsi invité à un intimisme luxueux, aux arrangements discrets et acoustiques de contrebasse et bandonéon, qui donnent une coloration très argentine à "Tu perdon", "Pueden ser tantas cosas" ou "Me gustaria que comprendieras", magnifiés par la voix assez sombre. Mais parfois, on sent dans cette même voix des velléités de se faire forte, de faire jaillir la puissance, à la manière des chanteurs de flamenco, une tendance affirmée au milieu du parcours avec "Perdida", "Dame un beso" ou "El dia que yo cambie", mais que Casal ma?trise, ne se laissant pas déborder, ou peut-être ne pouvant pas, préférant laisser aux arrangements (violonades) le soin de faire monter la tension, générant alors un sentiment mitigé, car même si "Perdida" a un certain charme, les autres sonnent tellement "variétés" ("Dame un beso" !) qu'on espère au plus vite le retour à l'intimisme. Luz Casal a également curieusement articulé son album autour de "Je voudrais tant que tu comprennes", chanson écrite par Georges Pirault et Francis Lai pour Marie Laforêt en 1966, présente deux fois, en version fran?aise, puis adaptée en espagnol par son parolier Pablo Guerrero. Avec ou sans talons aiguilles, Luz Casal semble avoir le cul entre les deux chaises de l'intimisme et de l'exubérance. Peut-être devrait-elle rencontrer les musiciens que sa voix mérite.

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Luz Casal, deuxième égérie de Pedro Almodovar après sa mère, présente un album à deux facettes (à l'image des photos de livret, mi-Audrey Hepburn, mi-Anna Karina). On est ainsi invité à un intimisme luxueux, aux arrangements discrets et acoustiques de contrebasse et bandonéon, qui donnent une coloration très argentine à "Tu perdon", "Pueden ser tantas cosas" ou "Me gustaria que comprendieras", magnifiés par la voix assez sombre. Mais parfois, on sent dans cette même voix des velléités de se faire forte, de faire jaillir la puissance, à la manière des chanteurs de flamenco, une tendance affirmée au milieu du parcours avec "Perdida", "Dame un beso" ou "El dia que yo cambie", mais que Casal ma?trise, ne se laissant pas déborder, ou peut-être ne pouvant pas, préférant laisser aux arrangements (violonades) le soin de faire monter la tension, générant alors un sentiment mitigé, car même si "Perdida" a un certain charme, les autres sonnent tellement "variétés" ("Dame un beso" !) qu'on espère au plus vite le retour à l'intimisme. Luz Casal a également curieusement articulé son album autour de "Je voudrais tant que tu comprennes", chanson écrite par Georges Pirault et Francis Lai pour Marie Laforêt en 1966, présente deux fois, en version fran?aise, puis adaptée en espagnol par son parolier Pablo Guerrero. Avec ou sans talons aiguilles, Luz Casal semble avoir le cul entre les deux chaises de l'intimisme et de l'exubérance. Peut-être devrait-elle rencontrer les musiciens que sa voix mérite.

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